EpiQuiz
DISPONIBLE SUR Google Play

Le quiz a survécu aux applis qui voulaient le remplacer — il est reparti dans les bars

76 % des clients disent se déplacer pour une soirée quiz, et 85 % de ceux-là reviennent. Une génération qui boit moins et sort moins en boîte y est pour beaucoup.

5 min de lecture

Le salon d'attente avec le code d'invitation en gros, et des places libres pour les autres joueurs.
Un code d'invitation, et jusqu'à 100 joueurs dans le même salon.

Il y a une ironie dans l’histoire des jeux de quiz numériques. Les applications qui ont levé des dizaines de millions pour industrialiser le quiz ont fermé. Le format qu’elles copiaient — une salle, un animateur, des équipes autour d’une table — se porte très bien.

Les chiffres du secteur des pubs britanniques sont sans ambiguïté : 76 % des clients disent être plus enclins à venir dans un pub pour un événement comme une soirée quiz, et 85 % de ceux-là disent qu’ils reviendront.

Pourquoi maintenant

Deux mouvements se croisent, et aucun des deux ne concerne le quiz directement.

On boit moins. Environ un jeune de 18 à 24 ans sur quatre au Royaume-Uni ne boit pas d’alcool du tout. Un lieu dont toute la proposition est « venez boire un verre » perd mécaniquement une part de sa clientèle. Un lieu qui propose une raison d’être là la garde — et un quiz est exactement ça : une raison qui fonctionne avec ou sans alcool.

On sort moins en boîte. La sortie du samedi soir s’est déplacée vers ce que le secteur appelle la « socialisation compétitive » : on veut faire quelque chose ensemble, pas seulement être au même endroit. Le fléchettes, le mini-golf, le karaoké et le quiz appartiennent à la même famille — des activités où l’on parle en jouant.

Le quiz a un avantage sur les autres : il ne demande aucun équipement, aucune compétence physique, et il met un cadre sur un groupe où tout le monde ne se connaît pas.

Ce que le format a que les applis n’avaient pas

Une soirée quiz en bar réussit exactement là où QuizUp et HQ Trivia échouaient.

Elle n’a pas besoin d’audience mondiale. Douze personnes suffisent. Une application de duel en temps réel a besoin de milliers de joueurs connectés simultanément pour vous trouver un adversaire de votre niveau ; une table de bar a besoin d’une table.

Elle vend autre chose que le jeu. Le quiz ne rapporte rien en lui-même — il remplit une salle un mardi soir, et c’est la salle qui rapporte. Le même problème qui a tué les applis (on ne peut pas facturer une partie de quiz) est un non-sujet quand le quiz est un produit d’appel.

Elle produit une conversation, pas un score. Ce qu’on retient d’une soirée quiz, ce n’est presque jamais qui a gagné. C’est la question que tout le monde a ratée, et l’engueulade sur la réponse. Une application mesure la performance ; une table produit une histoire.

Le format s’est raccourci

Ce n’est plus tout à fait le quiz de pub de 1995. Le secteur voit apparaître des formats courts et vendus à la place : des micro-événements de 45 à 90 minutes, avec projection, souvent billetés.

C’est le même mouvement que partout ailleurs : ce qui durait trois heures en dure une, et se décide le jour même plutôt que la semaine d’avant. La durée a changé ; le rituel, non.

Ce que ça vaut la peine de retenir

Le quiz n’a pas été sauvé par la technologie et il n’a pas été tué par elle. Il a survécu à QuizUp, à HQ Trivia et à une décennie de tentatives d’en faire une industrie, pour la raison la plus simple qui soit : c’est une activité sociale déguisée en compétition.

Les applications qui ont fermé avaient toutes optimisé la compétition — le classement, le duel, l’élimination. La partie sociale, elles l’ont traitée comme un effet secondaire. Or c’est la seule qui donne envie de recommencer la semaine suivante.

C’est aussi ce qui distingue les deux jeux de quiz qui ont traversé la décennie sans disparaître : Kahoot et Trivia Crack ont tous les deux, chacun à sa manière, refusé de dépendre d’une audience présente au même instant.

Le prochain apéro a besoin d’un quiz.

Installez EpiQuiz et lancez la première partie ce soir.

DISPONIBLE SUR Google Play

← Articles